L’audition

Entendre et comprendre exigent 3 éléments:

– le son
– l’oreille
– et le cerveau

L’audition est définie comme l’action d’entendre, mais, dans le cas de l’homme, comprendre est étroitement associé à cette fonction: la communication, dont le support privilégié est la parole et l’alerte. Cette dernière repose sur le fait que la plupart des actions ou mouvements sont accompagnés de sons et que le système auditif est sollicité de façon ininterrompue. L’oreille est toujours active et transmet sans arrêt des informations au cerveau qui y effectue un choix. Les sons sans importance ne sont pas retenus, alors que ceux qui éveillent l’intérêt placent l’auditeur dans une attitude d’écoute.

Emission santé CPAM

Publiée par Morgan Cheroux sur mardi 2 mars 2010

Les sons:
Le son est une vibration de l’air dans lequel il se propage et parvient jusqu’à l’oreille. Les sons sont caractérisés par leur niveau, qui donne la sensation de son faible ou de son fort et leur fréquence, qui donne la notion de grave ou d’aigu.

 

L’oreille:


Elles est composée de 3 parties:

– l’oreille externe
– l’oreille moyenne
– et l’oreille interne.

Le Bruit:
Tous les sons, même les plus agréables, les plus mélodieux et les plus utiles, deviennent du bruit lorsqu’ils sont trop forts et nocifs pour l’oreille.

Les niveaux sonores élevés et durables n’existent pas à l’état naturel et résultent de l’activité humaine. L’oreille n’est donc pas équipée pour supporter pendant de longues périodes des sons forts. Le risque auditif commence à 80-85 décibels, niveau pour lequel les dégâts n’apparaissent qu’au terme de plusieurs années d’exposition. Au-delà, plus le niveau est élevé, plus le risque est grand et la dégradation rapide.

L’exposition au bruit conduit à la surdité traumatique qui peut être accompagnée d’acouphènes et d’hyperacousie.

Afin de protéger son audition du bruit il existe des systèmes de protection de l’audition.

Les acouphènes:
appelés également tinnitus, ils sont la perception de sons en l’absence de source sonore (bourdonnement, sifflement, bruit de moteur…). Ils suivent souvent une exposition au bruit, peuvent survenir à tout âge et être temporaires ou définitifs.

L’hyperacousie:
elle est assez rare; c’est la perception de sons à un niveau plus élevé que la normale, de telle sorte que les sons de notre environnrmrnt deviennent insuportables.

La perte d’audition: la surdité:
On distingue 4 types de surdité: de transmission, de perception, mixte et nerveuse.

Les causes sont nombreuses et la surdité peut exister à la naissance, s’installer brusquement après une maladie ou un accident, ou encore apparaître de façon progressive.

La perte auditive ne peut être diagnostiquée que par des tests audiométriques consistant à faire entendre à la personne des sons graves et aigus et à rechercher la plus faible intensité entendue. Les résultats figurent sur un audiogramme.

Le vieillissement est un phénomène naturel dans lequel la perte d’une fonction n’est pas une maladie.

Cependant, la perte auditive retentit sur les relations sociales et/ou professionnelles comme sur les activités les plus courantes de la vie quotidienne (téléphone, regarder la télévision…), influe sur le sentiment de sécurité et favorise le repli sur soi.

Repérer le plus tôt possible et orienter vers les professionnels compétents favorise « le mieux vieillir », en conservant le plus de capacités possibles avec le plus d’autonomie et la meilleure qualité de vie imaginable pour chaque personne.

 

9,3 %  des Français déclarent une perte auditive, un tiers d’entre eux ont plus de 74 ans.
1 malentendant sur 3 est équipé, surtout en binaural (aux deux oreilles).
De manière général, 84 % des appareillés sont satisfaits et le taux de satisfaction est supérieur chez les porteurs d’appareils neufs et ceux qui utilisent leur aide auditives plus de 8 heures par jour.

Quelques éléments, liés à l’aide auditive progressent nettement, comme le durée de vie de la pile ou le rapport performance / coût; par ailleurs, la satisfaction progresse aussi notablement dans les situation d’écoute dans un environnement bruyant (+3%), d’écoute de la musique (+4%) ou encore au cinéma (+5%).

(étude dans l’ouïe magazine n°62 / mai-juin 2015)